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Aujourd'hui rattaché à la commune d'Espéraza, Caderonne est une véritable propriété de charme essentiellement constituée d'un vaste corps de bâtiment datant de 1809 (construit à l'aide des ruines du Château) et d'un grand terrain de 2.5 hectares. Le tout bordé dans sa longueur par la rivière.

C'est un lieu empreint d'histoire, dont l'origine remonte fort loin...

 

En effet, les premiers vestiges, que l'on a pu retrouver dans les environs, datent d'une période antérieure à l'occupation romaine. Toutefois, comme plusieurs des communes avoisinantes, entre autres Rennes-le-Château, Caderonne doit sa vraie naissance à la présence, à cet endroit, d'une villa gallo-romaine. Son nom, du latin " Catharus ", était probablement, à cette époque, " Caderona " et aurait les mêmes origines que le vieux village de Charonne à Paris .

Ce n'est cependant que vers la fin du XIè siècle que le nom de la localité apparaît pour la première fois dans un écrit. Il est, en effet, fait mention, dans l'Histoire générale du Languedoc, d'un seigneur Pierre Arnaud de Caderonne, qui en 1111 était un vassal du comte de Carcassonne. A cette même époque, les Templiers s'implantent dans la région et on retrouve dans leurs archives, dans les années qui suivent, diverses mentions concernant les seigneurs de Caderonne.

Vers 1170, on retrouve des traces d'un seigneur Hugues de Caderonne, qui d'après la tradition, aurait été un guerrier redoutable et serait à l'origine d'un dicton occitan, fameux dans la Haute Vallée :

" Ugo, seignor de Catarouno Non crégnis res, hors le que trouno ! " (il ne craint personne, sauf le tonnerre)

A cette époque, les seigneurs de Caderonne étaient tenus en haute considération par leur suzerain, le vicomte de Carcassonne, et c'est durant cette période qu'ils agrandirent leur domaine et consolidèrent notablement le château.

C'est ensuite vers 1212, lors de la croisade contre les Albigeois, que le domaine changea de mains au profit d'un des lieutenants de Simon de Montfort, Pierre de Voisins, seigneur de Rennes. Ce dernier ne le récupère qu'en 1231 après l'éviction totale des seigneurs ocitans de la région. Il le restaure, l'embellit largement, l'élevant au rang de résidence secondaire, de manoir champêtre où il aime particulièrement résider. La seigneurie est suffisamment importante pour que lors de sa venue dans le Razès,en 1283, le Roi Philippe III le Hardi y séjourne alors qu'il se rendait chez son cousin d'Aniort. Le domaine continue de prospérer.

Malheureusement, vers 1355, le château est détruit et brûlé par les routiers aragonais qui ravagent le pays à cette époque. Pierre de Voisins, remmettant déjà en état Rennes, ne peut prendre en charge le Château de Caderonne qui restera en ruine jusqu'au XVI ème siècle.

En 1410, la terre de Caderonne fait toujours partie (depuis deux siècles) du patrimoine foncier des Seigneurs de Rennes.

Un siècle plus tard, elle passe par mariage dans les mains de la famille de Montesquieu-Roquefort, qui la conservera jusqu'à la Révolution. A cette époque, la principale richesse du domaine provient des trois moulins installés au bord de l'Aude, au lieu-dit de " L'Ile " et de l'affermage des terres, constituées principalement de champs et de quelques vignes entourant les ruines de l'ancien château.

En 1645, Jean de Montesquieu-Roquefort fait raser le reste des fortifications pour édifier sa demeure, à l'emplacement actuel, en transformant une ancienne métairie avec une partie des pierres de l'ancien château.

Le 21 Fructidor an XII (8 septembre 1804), Pierre Gabriel d'Hautpoul de Seyres, fils de Pierre François et de la marquise de Montesquieu vend les propriétés nobles de Caderonne à Pierre Debosque, riche négociant d'Espéraza, qui les remet en état et les fait grandement prospérer. En 1805, il fait reconstruire le pont enjambant le ruisseau de Caderonne et grâce à ses appuis, tant au niveau du canton qu'à celui du département, fait aménager la route impériale 118 dans la traversée du hameau. C'est également lui qui, en 1809, fait transformer l'ancien manoir en une véritable maison de maître, style 1er Empire, entouré d'un parc et de pelouses en terrasses. C'est son neveu et héritier Jean François Debosque qui fait, vers 1830, creuser un canal nommé Le Béal, permettant de régulariser l'alimentation en eau des moulins. Ce canal comblé en 1973 est toujours visible.

En septembre 1839, Caderonne accueille avec faste des hôtes illustres en la personne du duc et de la duchesse Philippe d'Orléans fils du roi Louis-Philippe, qui passent la nuit au manoir. Les Debosque, bourgeois très en vue dans la région, reçoivent bien d'autres personnages célèbres et affirment toujours qu'au début de son règne, Napoléon III leur aurait rendu une visite incognito.

La fin du second Empire marque la fin de la prospérité des Debosque et en même temps, de celle de Caderonne.

Les propriétés sont dispersées, le moulin allant au Docteur François Espezel, d'Espéraza, qui le transforme en une très belle exploitation viticole encore en activité aujourd'hui.

Du début du siècle à l'avant guerre, le château passe entre les mains d'une famille d'anciens chapeliers espérazanais, les Gilbert. C'est de cette époque que date la statue de Saint Joseph située dans le parc.

Dans les années 40, le domaine de Caderonne est réquisitionné à plusieurs reprises pour y accueillir successivement des réfugiés lorrains venant de Moulin les Nès, une compagnie de soldats allemands, Les Compagnons de France, des maquisards et des guérilleros espagnols.

Vers 1960, Caderonne se transforme en hôtel-restaurant "Le relais de l'Empereur", puis en une maison de retraite privée pour devenir enfinau début du XXIème siècle, le lieu d'activité culturelle et touristique solidaire et durable actuel.

 

Source : Jean Fourié, Espéraza - essai historique; ed. Les amis du Musée dela Chapellerie et du vieil Espéraza; 2002.

Merci également aux Espérazanais et spécialement à Monsieur Téron, qui nous ont apporté leur témoignage.

N'hésitez pas à venir nous voir...